C’est en 1987 après sa rencontre avec Miss.Tic, la poète, la fatale, que Mr. Lolo s’investit totalement dans l’aventure du pochoir de rue. Ensemble, ils traversent Paris, de murs en façades, de bistrots de Pigalle en clubs branchés, ils sont inséparables.


L’œuvre de Mr. Lolo déploie divers paradoxes : esthétiques, culturels, sexuels. Le multiple et l’unique. L’obscurité et le brillant. La décadence et la pureté. La rue et le boudoir. Le philtre et le vénéneux. La double identité. Ce jeu permanent avec la duplicité se retrouve autant dans ses sujets que dans sa technique.


Apparemment, il n’y a rien de plus rustique en termes de technique picturale que le pochoir. Avec une adresse qui tient de la dévotion, Mr. Lolo affirme et démontre le contraire. Il détourne le pochoir et le sublime. Son sens aigu du détail qu’on retrouve chez les peintres et affichistes de l’Art Nouveau comme Alfons Mucha, bouscule donc les schémas.


Selon l’expression de Philippe Fontaine, ses pochoirs semblent avoir été découpés, non au cutter mais au scalpel ; la précision y est chirurgicale. Par l’usage de la technique mixte, qui mêle acrylique, encre aérosol et paillettes, ses portraits recèlent un volume, une épaisseur, une expression, une suavité, un trouble.

 

L’usage du pochoir dont l’intérêt premier est de se multiplier à l’infini ou presque, est dénié. Ses œuvres-là sont uniques. Le rehaut de paillettes posées à la main accentue le contraste par un effet brillant or ou argent.

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